Pastekos en parle dans son premier post (actualisé en 2009).
Pastekos a écrit :Pour l'allumage. Le E85 ayant un taux d'octane de 107, on peut mettre un peu plus d'avance. Là, je n'ai pas de formule , j'ai plutot fait different test, et ce que je trouve le mieux c'est de rajouter 4° d'avance.
Je roule donc avec 12° d'avance statique.
C'est donc un spécialiste de la combustion qu'il te faut.

Il faut déterminer le temps de combustion pour pouvoir déterminer le point d'avance à l'allumage.

Le principe est simple. Il faut que les gaz d'admission aient fini de brûler lorsque le piston arrive au PMH et amorce la phase de détente. (admission, compression, détente, échappement).

Il faut considérer que la vitesse du piston augmente avec le nombre de tours minute et que le volume des gaz à brûler varie en fonction de la charge du moteur, du nombre de tour minute, de la compression (variable suivant le régime) et de l'ouverture du papillon des gaz. D'où l'intérêt d'une avance variable (centrifuge) suivant le nombre de tours et d'une avance à dépression (capsule de l'allumeur).
La courbe d'avance prévue pour du SP98 ou SP95 ne sera de toutes façons pas la bonne avec du E85.
Le risque à mettre trop d'avance est d'obtenir une explosion (le mélange air/essence s'enflamme en tous points en un temps 0) au lieu d'une combustion (le mélange air/essence s'enflamme en un point et le front de flamme progresse en un temps x "environ 6 millièmes de seconde pour du Super plombé").

Dans ce cas (trop d'avance), on entend (en prêtant l'oreille) le phénomène de cliquetis à certains régimes (un peu comme un bruit de culbuteur qui aurait trop de jeu).
Là, c'est l'embiellage qui souffre et les pistons qui risquent de casser. Un moteur essence n'est pas un moteur diesel.
